Le Comité scientifique international du Conseil international
des monuments et des sites (ICOMOS) sur le patrimoine du XXe siècle est conscient du travail accompli
et de l’intérêt témoigné par d’autres organisations non gouvernementales et gouvernementales
internationales qui œuvrent à la désignation et à la conservation du patrimoine du XXe siècle.
Il convient de souligner plus particulièrement le travail de DOCOMOMO International (documentation et conservation
de l’architecture, des sites et du patrimoine bâti du mouvement moderne), du Comité international pour
la conservation du patrimoine industriel (TICCIH) et de l’Union des associations internationales (UIA).
Le champ d’activité et les objectifs du Comité ainsi que le plan de travail proposé visent à accroître et à harmoniser les rôles
et les responsabilités de ces organisations et, le cas échéant, à développer des partenariats
afin d’atteindre les objectifs communs, à savoir la reconnaissance, la désignation et la conservation
du patrimoine du XXe siècle.
Principale organisation internationale non gouvernementale
de conservation, ICOMOS participe, comme ses sections locales, à la conservation du patrimoine du siècle précédent.
En raison de son vaste réseau de
nations membres, de sa nature pluridisciplinaire et de son rôle en matière de gestion du patrimoine mondial,
ICOMOS peut se consacrer à des périodes, à des typologies et à des questions qui débordent
des champs de compétence plus circonscrits des autres organisations qui œuvrent dans le domaine.
Le champ d’activité du Comité est actuellement
défini par des limites temporelles, à savoir la période de 1900 à 1999. Ces limites pourront changer
au fur et à mesure que l’expérience, les connaissances et les compétences relatives à la
conservation de lieux du XXe siècle s’accumuleront
et seront intégrées. Par conséquent, on pourrait, dans l’avenir devoir redéfinir le travail
du Comité pour axer les interventions sur le patrimoine du passé récent.
On voit déjà qu’on comprend mieux l’héritage
du début du XXe siècle et qu’on
en assure aussi mieux la gestion. Avant l’adoption généralisée de modes de conception, de techniques
de construction et de matériaux nouveaux, on appliquait des méthodes de conservation techniques conçues
pour des lieux plus anciens. On comprend donc que les questions relatives à la conservation au début du XXe siècle peuvent être très différentes
de celles qui se posent en matière de conservation pour la seconde moitié de ce même siècle.
C’est pourquoi le champ d’activité du Comité
est défini en fonction des questions soulevées qui s’appliquent expressément au XXe siècle.
Ces questions se classent dans les grandes catégories ci‑dessous :
· les questions liées à une reconnaissance insuffisante du patrimoine
du passé récent (surtout, maintenant, la seconde partie du XXe siècle);
· les questions liées aux méthodes
et aux matériaux de construction particuliers utilisés;
·
les questions
liées aux modes de conception particuliers.
Le champ d’activité du Comité peut être défini au moyen
de ces catégories. Il est possible d’élaborer des programmes ponctuels avec des organisations partenaires
pour trouver des solutions à ces questions.